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 "Impossible est un mot que je ne dis jamais" [PV Meilyn]

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Mia Hawthorne
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MessageSujet: "Impossible est un mot que je ne dis jamais" [PV Meilyn]   Sam 18 Juin - 8:10
Une tempête se lève


« Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, peuplés de monstres insolites ? »

Henri Bosco







Le soleil se couchait sur une calme et étrangement paisible rue de Sydney. Aujourd’hui encore, nombre de personnes avaient fui à l’étranger, attendant que ces temps troublés s’éclaircissent. La ville était donc devenue déserte… enfin dans une certaine mesure certains étaient tout de même restés comme les gangs, quelques étudiants, et bien entendu les autorités, pour la plupart des policiers grassouillets passant la plupart du temps derrière leur bureau ou à « patrouiller » d’un pas lent et mal assuré.

Ce n’était donc pas étonnant qu’ils n’aient pas trouvé grand-chose ces derniers temps. Ils avaient à peu près autant d’informations qu’ils en avaient trouvé sur le meurtre de mon père, c’est-à dire rien. Au moins comparée à eux, j’avais un nom, quelqu’un à qui soutirer de gré ou de force des informations, c’était déjà pas mal même si trouver la personne qui répondait au doux nom de Meilyn Kingsley s’avérait des plus ardus, et des plus énervants. Ces deux dernières semaines avaient mis mes nerfs à l’épreuve et une veine palpitait dangereusement sur mon front en ce moment même.

On aurait pu penser que comme toute petite fille normale, elle allait au lycée, ou même à l’école primaire vu sa taille… mais non. Pour des raisons qui m’étaient encore inexpliquées, elle était scolarisée à domicile et exerçait le métier de facteur. Trouvez-moi la logique. J’aurais bien pu menacer un employé de la mairie pour avoir une liste des domiciles de chacun des jeunes de la ville mais malheureusement, le bâtiment était cerné et grouillait de policiers en civil. Quand en tant qu’étudiante j’étais allée me présenter pour renouveler mon passeport, j’avais subi une fouille des plus désagréables à l’entrée… Quelle bande de vieux enquiquineurs !

Pour trouver cette étrange petite fille, j’avais même campé devant le lycée de Sydney et agressé toutes les rousses qui passaient ! En y repensant, j’en avais trouvé bien plus que je pensais… Une pensée me vint à l’esprit ? Pourquoi toutes les petites filles que je prévoyais de kidnapper étaient des rousses ? Franchement, parfois je me demande si je ne devrais pas aller voir un psy… quoique j’y traînerais volontiers Meilyn vu tout ce qu’on raconte de bizarre sur elle. Il était aussi fou le nombre de petites bécasses qui circulaient dans un simple lycée. Quand je leur posais des questions, elles se mettaient à glousser… comme des poules. Je n’avais même pas pu me retenir de flanquer une ou deux claques à quelques unes d’entre elles.

Enfin passons, j’avais découvert un moyen de la trouver, chaque jour à six heures tapantes elle passait dans cette rue pour distribuer le courrier. Un petit rire sadique résonna dans ma tête : au moins les employés de la Poste étaient plutôt coopératifs. Il faut dire que j’avais bien joué mon rôle avec un air encore plus menaçant que d’habitude. Ils en avaient encore sûrement pour une semaine de cauchemars bien agités. En particulier, le jeune homme arrogant qui avait vu une petite croix se dessiner sur son front puis le sang en jaillir. Plus tard, il me remercierait sûrement, après tout je ne l’avais pas trop ratée cette croix.

Habillée en étudiante, je m’étais mise à la suivre pendant quelques jours et lui avait découvert un « hobby » intéressant : elle stalkait les gens, et plus précisément le chef des Uroboros, sans la moindre gêne et avec une ténacité remarquable pour un si petit être. De plus, elle traînait dans des endroits peu recommandables avec souvent des camés de toutes sortes. Malgré un visage d’ange, elle n’en était décidément pas un. Curieuse petite créature.

Et si elle savait qu’elle, la stalkeuse, était stalkée !

Situation des plus intéressantes qui allait se mettre en place en ce moment même. Habillée en étudiante, c’est-à dire avec un visage aimable, de sages lunettes, les cheveux attachés en un sévère chignon, je venais lui tendre un piège. Et puisqu’on ne sait jamais ce qui peut arriver, j’avais prévu nombre de plans de secours que je dévoilerais au gré des évènements.

Plusieurs journées durant, malgré l’agaçante fille enfermée chez moi, j’avais médité sur un plan d’attaque. Celui qui m’avait paru le plus plausible était celui de la violence brute. Méthode simple, rapide et efficace. Qui en plus ne laisse pas le choix à l’adversaire de protester. Pas mal non ce que mes cellules grises avaient donné ? Peut-être avais-je été légèrement influencée par certains morceaux de heavy metal que je passais chez moi et qui succédaient à du classique. Sasha Rockfaeller pouvait toujours se plaindre mais la musique que j’écoutais devait toujours répondre à mon humeur.

Meilyn marchait devant moi un peu plus loin sur la rue éclairée par quelques lampadaires qui diffusaient une lumière orangée désagréable. Ses deux couettes se balançaient derrière son dos tandis qu’elle marchait de son allure bizarre. Je m’approchai et posai tout doucement ma main sur son épaule.

« Excuse-moi… »

Elle posa sur moi deux yeux intrigués.

Une lame scintilla. Je venais de lui mettre un sabre court mais bien effilé sous la gorge.

« J’aimerais te poser quelques questions.»

Et bien sûr, je dis cela d’une voix douce et amicale. Comme si elle ne venait pas de se dire que j’étais une psychopathe. Enfin, vu que je parlais à quelqu’un de presqu’aussi étrange que moi, tout était possible.

D’un geste fluide, je coupai les paumes de nos deux mains droites et collai le sien contre le mien sans rencontrer de résistance. C’était un pacte scellé par le sang, la seule valeur sûre qui soit en ce monde. Même si on pouvait parfois en douter quand on voyait ma grand-mère qui venait de fuir lâchement Sydney.

"Meilyn Kingsley, tu me suis sans discuter. Un pacte est déjà scellé."

Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle réagisse bien et même pas du tout vu que ma lame était toujours pointée sur elle. Une foule d'ennuis imprévus pouvait arriver : j'avais toute une flopée d'armes de tous gabarits dans mon sac à main à l'air tout innocent. Même moi avait trouvé que j'étais un peu paranoïaque mais rien n'était impossible.

Et effectivement, Meilyn Kingsley eut une réaction pour le moins imprévue…

Je me savais violente et imprévisible mais là je me faisais vraiment surpasser.

Les yeux me sortirent littéralement de la tête quand la petite fille me répondit.

Je venais de rencontrer une extraterrestre.
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Meilyn S. Kingsley
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MessageSujet: Re: "Impossible est un mot que je ne dis jamais" [PV Meilyn]   Ven 1 Juil - 8:09
IMAGINE THERE’S NO HEAVEN.


    « Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. »

Elle gambadait joyeusement, chantonnant gaiement, dans ces ruelles sombres, à peine éclairées par quelques faibles rayons d’un astre endormi. Elle jouait le coq de sa voix fluette et cristalline dès cinq heures du matin, un sac rempli de lettre en tout genre dans sa main. Il arrivait qu’un gamin qui avait veillé jusqu’au matin pointe son nez et lui crie dessus, l’accusant de le réveiller à cette heure-là, lui qui venait tout juste de s’endormir, quelle coïncidence. Et Meilyn, heureuse d’avoir un interlocuteur, aussi vulgaire soit-il, lui offre un de ses sourires les plus candide pour lui proposer quelques friandises et lui demander son nom. Meilyn. Quinze ans. Scolarisée à domicile pour des raisons inconnues. Meilyn. Petite lycéenne au pas fugace mais inquiétant. Meilyn. Entre innocence et débauche, joie et malheur. Meilyn. Un paradoxe à elle seule.
Et le gamin s’en allait. En marmonnant quelques insultes qui ne faisaient que caresser les oreilles de la demoiselle, lui le petit enfant qui séchait les cours en échange d’une nuit blanche. Lui qui rejetait l’éducation qu’on lui proposait pour perdre sa vie dans des occupations futiles. Il était bien content, de ne pas faire face aux reproches des professeurs, et d’emporter ses amis dans ces mêmes activités. Il était bien content, de refuser ce que Meilyn souhaitait, mais elle était incapable de faire ce vœu, car sa peur la rattraperait, quoiqu’il se passe. Et devant ses parents irresponsables, ce gamin prenait cet air si connu et ridicule de l’enfant effrayé par le désordre de l’extérieur. Un attentat à Sydney. Comme s’il pourrait être désigné victime, lui, petit être insignifiant. Et ainsi il échappait à l’école.
C’était dans cette idée-là, l’idée d’être une personne parmi tant d’autre, que Meilyn se comportait comme à son habitude.

Ce n’était pas de l’insouciance pure. Enfin, si. Mais on ne peut pas lui reprocher ce comportement frivole. Elle refuse d’admettre la vérité. Elle refuse de croire à la réalité. Elle préfère ce monde idyllique qu’elle s’est crée jusque-là. Parce que dans ce monde, ce monde de petit poney qui chie des arcs-en-ciel, même le chaos n’est que rêve. Un désastre peut tomber, Meilyn s’inquiétera à peine. La pire chose qui pourrait lui arriver serait d’être enfermée seule, isolée, sans personne. Sans aucun être vivant. La demoiselle ne pourrait même plus sonder de ses prunelles ces petites choses qui abritent une âme, un esprit, une vie. Quoique, même sans être vivant, elle serait capable de s’abattre dans la communication avec les objets.

Sa folie l’aiderait à exister.
Mais es-tu vraiment la plus folle ?
N’existe-t-il pas plus fou que toi ?
Existe-t-il une folie saine et malsaine ?
Quelle est ta véritable définition de « folie » ?

Ces petites pensées, ces petits raisonnements lugubres flottaient dans son esprit. Elle entendait sans cesse sa conscience lui parler. Elle s’imaginait sans cesse un discours avec elle-même. Et pourtant, son enveloppe charnelle ne semblait pas vouloir se modeler selon ces pensées. Et cela ne lui déplaisait en aucun point. L’image d’une enfant envahie par une gaité folle n’est pas mauvaise, pour ne pas dire qu’elle est bonne.

    « Si le loup y était, il nous mangerait. »

Une main vint se déposer sur son épaule. Froide, grande, féminine. Une voix la tira de ses songes. Une lame apparut. Un sabre la menaça. Ce regard ne manquait aucunement de sa candeur. Un voile d’étonnement s’était abattu dessus, tandis qu’il se fixait sur le visage de son interlocutrice. Une silhouette gracile, pour des gestes sinistres. Un délicat minois, pour des pensées peu lucides.
Pourquoi tant d’artifices pour quelques questions ?
Son esprit ne pensait plus. Vide. Des souvenirs lui revenaient en mémoire. Des souvenirs qui dataient d’une période révolue. Celle où l’école était encore une de ses activités principales. Mais cette voix, douce et tendre balaya ces images qui s’étaient brièvement installées. Et Meilyn, entendant son nom résonner, cette appellation qu’elle adorait, revint à elle-même. Retour de la cinglée, attachez vos ceintures et admirez, mes agneaux. Admirez son comportement habituel, légèrement changé, à cause de ce souvenir. A cause de ce sang qui coulait maintenant dans sa paume, mêlé à celui de son interlocutrice. Son cerveau n’avait encore pas capté cette douleur. Peut-être par que la demoiselle refusait de la sentir. Peut-être parce qu’elle ne la sentait pas. Peut-être parce que ce liquide rougeâtre avait dores et déjà attiré son attention.

Elle s’approcha. Elle leva sa main à son visage, tout en emportant celle de cette jolie rousse. Et sa langue vint savourer le goût. Regard innocent. Comme un enfant qui venait de voir, pour sa première fois, ce fluide qui coulait tous les jours dans ses veines, son cœur palpitait, à l’idée de goûter cette nouvelle saveur, mais aussi de vivre un danger.
La demoiselle aurait pu l’insulter. Elle était capable de sortir une insulte longue de quelques kilomètres en un seul souffle, et je crois que cette réaction aurait été plus normale.

    « Tu sais que le sang est salé ou sucré selon les gens ? Le mien est sucré. Le tien aussi. Parce que le mélange des deux le rend encore plus mielleux. »

Un sourire. Et sa langue vint lécher les quelques gouttes autour de ses lèvres.

    « Toi aussi, tu aimes les friandises ? Je veux bien te suivre si tu m’emmènes quelque part qui n’en manquera pas. »

Ces sucreries étaient sa drogue, sa passion. Petite gourmande. Petite imbécile. Petite insouciante. Petite vampire. Tu étais contente, parce que ton sang n’était pas assez sucré à ton goût. Et grâce à cette nouvelle apparition, il est devenu délicieux, n’est-ce-pas ? Tu avais peur pour un rien. Et là, alors qu’on t’a cisaillé la main, alors que ton sang coule à flot, alors qu’elle risque de te vendre dans les Himalaya, alors que tu risques d’être pauvre et mal nourrie pendant le restant de tes jours, alors qu’elle t’enverrait peut-être en Afrique, alors que cette femme dangereuse était intéressée par toi, ton cœur battait fort. Fort à en rompre ta cage thoracique, à cause de cette joie folle qui t’envahissait soudainement, tu jouissais. Tes yeux disaient « Vite. Emmènes-moi. Fais ce que tu veux. Mais je t’en prie. Brise la monotonie de ma vie. »

    « D’ailleurs. Je suppose que tu m’as suivie non ? Que tu t’es intéressée à moi, non ? Mais mon corps jubile de cet intérêt. Alors je capte pas pourquoi les autres ont peur. Vraiment. »

Et puis avoir le courage de te suivre dès six heures du matin, c’est quelque chose franchement. Mais tu devrais t’inquiéter de ce qu’elle va te demander, petite chose.
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Mia Hawthorne
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MessageSujet: Re: "Impossible est un mot que je ne dis jamais" [PV Meilyn]   Mar 5 Juil - 23:16


"Le monde est au risque. Le monde sera demain à qui risquera le plus, prendra plus fermement son risque."

Georges Bernanos




Bloody sweets


Un vampire.

Première pensée plus ou moins rationnelle qui me vint à l’esprit quand je vis Meilyn Kingsley approcher sa langue sa plaie encore sanguinolente. Un vampire d’un film de série B plutôt, un vampire était censé dégagé un air noble, à la fois élégant et froid mais cette petite fille m’avait tout l’air d’une folle à moitié psychopathe. Ca ne m’aurait pas étonné qu’elle se coupe carrément elle-même pour savourer plus intensément le goût de son sang.

Je devais tout de même avoué que ce n’était pas mauvais en commençant à lécher ma propre plaie. Quoi de plus normal que deux jeunes filles boivent leur propre sang dans une rue sombre à une heure très matinale ? Franchement on avait rien vu de plus banal... pourvu que personne ne passe.

« Il paraît que ceux qui sont oméga ont le sang le plus sucré et le plus délicieux... Ce serait bien de faire un pacte avec un oméga aussi... Tiens toi t’es oméga non ? Ca doit être pour ça que c’est bon. »

J’eus envie de la couper une nouvelle fois pour essayer pour goûter ce liquide rougeoyant et visqueux circulant à travers des veines. Quoique je doute fortement qu’elle apprécierait. A part si je lui en offrais du mien. Ou des sucreries vu qu’elle était prête à me suivre pour celles-ci. Je pris directement sa main et la pressai fortement pour en faire jaillir le sang avant de la porter à ma bouche. Pas mal. Comme je m’y attendais. Rencontrer cette petite personne pourrait se révéler bénéfique, pas pour sa santé mais pour mes papilles.

... La société Hawthorne vendait des bonbons mondialement reconnus non ? Cette petite serait heureuse et prête à tout si je lui révélais que je pouvais lui procurer plus de bonbons qu’elle ne pourrait jamais en manger ? Je la plaignais un peu : comment pouvait-elle aimer ces immondes friandises utilisées pour faire enfler le ventre des petites filles et les préférer à du bon sang qui faisait la force vitale des êtres vivants ?

« Tu veux des bonbons hein ? Plein de bonbons ? Tu connais les friandises Hawthorne pas vrai ? Tu aimes ça pas vrai ? Eh bien c’est ma mère qui possède la boîte ! Je peux te faire entrer carrément dans l’usine à bonbons si tu veux ! Tu pourras nager dans un océan de sucreries ! Pas mal hein ! Je pourrais même demander qu’on crée des bonbons au sang ! »

Dans ma voix résonnait un dégoût profond pour toutes ces confiseries qui avaient peuplées mon enfance jusqu’à qu’elles soient teintées par le sang de mon père et perdent tout attrait pour moi. J’étais intimement convaincu que le meurtre de mon père était lié à la société et donc à tous ces bonbons que nos usines fabriquaient pas millions. De plus franchement est-ce que quelqu’un s’attendait à voir une hystérique violente héritière de la plus grosse fabrique de sucreries d’Océanie ? Le révéler à Meilyn c’était déjà pas mal mais il ne fallait que personne d’autre ne le sache.

« Attention petite, attention. Ce ne sera pas sans conditions. Numéro un : tu ne révèles ce secret à personne. Deux : tu me files régulièrement des échantillons de sang frais et ne me regarde pas comme ça t’as très bien compris pourquoi. Tu sauras le trois quand on sera à la fabrique. »

Par pitié, pas de regard suspect et méfiant. Pas de peur incontrôlable et totalement inutile. Pas de panique stupide ni de fontaines humaines. Pitié qu’elle ne fasse pas comme toutes ces idiotes innocentes pour que je ne sois pas obligée de lui foutre une claque. L’espoir me faisait vivre en ce moment. En effet, la fille que j’avais suivie ou plutôt carrément espionnée pendant plusieurs jours durant ne devait pas être une poule mouillée. Pour une fois, j’avais vraiment une flemme immense de sortir un mouchoir imbibé de chloroforme de mon sac. Surtout que j’en avais trop utilisé ces derniers temps, il fallait commencer à faire quelques économies.

Si ça ne marchait pas, j’utiliserais tout bêtement mes poings ou plutôt mes pieds vu qu’une de mes mains saignait toujours abondamment et que malgré les apparences, je n’étais tout de même pas masochiste malgré les apparences. Mais transporter une fille inanimée jusqu’à chez moi se révèlerait très encombrant. Les voisins commenceraient tout de même à se douter de quelque chose : ce serait la deuxième petite fille évanouie que je ramènerais. Elle pouvait aussi se faire passer pour ma petite sœur mais voilà quoi... on pouvait toujours croire que je maltraitais mes sœurs vu que je ne leur avais pas laissé une bonne image en mettant du métal à fond dans mon appartement.

Je l’examinais un instant. Au lieu de voir de la peur, je lus une certaine excitation dans le regard de la petite extraterrestre rousse que j’avais devant moi. J’eus un geste de recul : elle n’avait pas peur de moi, cette espèce de tarée ? Comment pouvait-elle être contente ? Je venais de faire la rencontre d’une pure masochiste en quête de sensations fortes. J’eus un peit geste de recul avant de recevoir une illumination tout droit venue du ciel. Bien sûr...

Un sourire me vint aux lèvres. Qui se ressemblent s’assemblent. Je comprenais tout à fait pourquoi les autres avaient peur d’elle, de la même façon qu’ils avaient peur de moi. C’était tout simplement parce que notre nature nous rapprochait de bêtes sauvages. Nous fonctionnons toutes les deux sur l’instinct et nous agissions au gré de nos envies, imprévisibles et dangereuses, inquiétantes et déroutantes. Le fil de nos pensées était difficile à lire mais motivées par la quête d’adrénaline, nous pouvions peut-être nous comprendre. Les spécimens dans son genre étaient rares et j’étais plutôt fière d’avoir réussi à en dénicher un.

« Tu vas voir si tu me suis tu vas bien t’amuser. »

C’était vraiment fou ce que son sang me plaisait.

Nous étions faites pour nous entendre. Enfin peut-être pas mais le sabre que je tenais toujours à la main aurait vite fait de changer les choses.
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"Impossible est un mot que je ne dis jamais" [PV Meilyn]

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